MON PARCOURS PROFESSIONNEL

On ne naît pas entrepreneur et dirigeant, on le devient

 

Depuis plus de 10 ans, j'ai créé et dirigé plusieurs sociétés, dont la dernière faisant partie des leaders de son secteur avec près de 10 millions de CA annuel et près d'une centaine de salariés. Et pourtant, les débuts ont été difficiles. La suite du parcours n'a pas été sans mal non plus. Loin de là. On a d'ailleurs tendance à se focaliser sur les réussites et à faire fi des échecs. Pourtant, ces derniers sont nécessaires pour espérer réussir. Plus qu'un parcours du combattant, un défi personnel de chaque instant. Les émotions sont constamment mises à rudes épreuves, les nerfs sont régulièrement à vif et la santé est poussée aux limites du raisonnable. Mais avant d'en arriver là, je suis passé par plusieurs expériences qui m'ont aidé à me lancer, à apprendre et par-dessus tout à persévérer. Qualité indispensable pour atteindre les sommets. On ne naît pas entrepreneur et dirigeant, on le devient.

Accueillir l'échec et la critique comme mentor de l'apprentissage

Dès que je suis sorti d'école, j'avais pour objectif, à un moment de ma carrière, de créer et diriger des entreprises. Mais pour l'heure, il me fallait acquérir de l'expérience professionnelle. J'ai donc décidé de démarrer mon premier job en tant qu'ingénieur dans l'industrie automobile chez Ford France, où j'étais en charge d'optimiser les méthodes de production, ainsi que les systèmes d'information. Une de mes missions consistait à réduire le temps de parcours des « pickers » (personnes en charge de préparer les commandes). Je me rappelle être parti tête baissée, en travaillant seul dans mon bureau d’étude, considérant que j’avais suffisamment d’éléments pour élaborer une méthode de travail plus efficace. Malheureusement, quand j’ai voulu la mettre en place, cela n’a pas fonctionné car c’était bien trop compliqué à implémenter. Je suis tombé de haut quand j'ai constaté que cela ne marchait pas. En plus, les opérateurs ont été très critiques et même virulents envers mon travail. J'ai pris les retours personnellement, comme un jugement de valeur. Et je me suis senti vraiment très mal intérieurement. Pris entre la déception et la colère envers mes détracteurs, j'ai mis un certain temps à le digérer. Mais ce temps a été nécessaire pour laisser les émotions désagréables se dissiper et prendre suffisamment de recul pour me remettre en question. C'est ensuite que j'ai vraiment pris conscience que l'enjeu essentiel d'une transformation dans une organisation, était d'intégrer au coeur du dispositif, la composante humaine. Alors j'ai passé mon temps sur le terrain à écouter, à observer et à créer des relations. Cela m'a permis de revenir avec une nouvelle méthode, qui n'était au final pas la mienne mais la leur. Et là, le résultat a été au rendez-vous. Cet échec a été salvateur car j'ai pu accueillir l'échec et la critique comme un apprentissage.

La remise en cause est nécessaire pour sortir de la zone de confort

Après une année de remise en question, suite à cette enrichissante expérience, j'ai estimé qu'il me fallait renforcer mes connaissances en gestion d'entreprise pour me lancer dans l'entrepreneuriat. C'est ainsi que j'ai suivi le Mastère Spécialisé à l'ESSEC en "Strategy and Management of International Business". Une année et demi plus tard, j'étais fin prêt pour entamer mon ascension vers mon objectif professionnel, celui de devenir entrepreneur et dirigeant. Le choix du stage était stratégique pour amorcer cette nouvelle route. C'était l'époque du Web 2.0, le début du renouveau du web après l'éclatement de la première bulle qui avait montré (mise à part certains secteurs d'activité), qu'il était difficile d'avoir des modèles économiques viables sur le long terme. A cette période, j'avais l'intuition que l'industrie de manière générale, n'était plus un secteur porteur et qu'il fallait se lancer sur ce nouveau créneau, dont on ne doute plus de son succès à présent. Sauf qu'à cette période là, les choses étaient incertaines. Néanmoins, je sentais que c'était la bonne direction. Ma décision fut prise, je devais commercer par faire du marketing et du commercial, étant donné leurs importances dans la gestion d'une société. Tout sur le papier me paraissait correspondre à mes attentes. Mais comme d'habitude, la réalité fut tout autre. D'une part, j'ai trouvé que le marketing était un truc bidon, sans consistance et d'autre part, que la téléprospection était tout simplement, la chose la plus difficile, qu'il m'était amenée à faire. En réalité, j'avais juste envie de tout arrêter et de revenir dans ma zone de confort. Et finalement, avec beaucoup de résilience, j'ai continué dans cette voie. Par contre, j'ai décidé d'intégrer une autre entreprise où je pouvais retrouver des repères rassurants en termes de taille, de maturité, de notoriété et de structure.

La bonne direction n'est connue que si on continue d'avancer

A la suite de mon stage, j'ai choisi de rejoindre Smile, l'intégrateur leader dans les solutions Open Source, où j'ai trouvé un mixte entre le métier d'ingénieur et le métier de commercial. Même si je ne trouvais toujours pas de plaisir dans ce que je faisais, je progressais à mon rythme. Notamment grâce au travail de développement personnel que j'avais entrepris, il y a plusieurs années de cela et que j'avais intensifié dernièrement pour surmonter toutes ces nouvelles épreuves. Mais comme j'avais du mal à trouver du sens dans ce que je faisais, j'ai fini par démissionner et j'ai postulé dans deux entreprises où il faisait bon vivre et qui connaissaient en plus, de belles croissances dans le secteur des nouvelles technologies. Il s'agissait de Google et Microsoft. Après avoir passé le screening de ma candidature, j'ai été invité à passer tous les entretiens, jusqu'au dernier (et il y en a eu) pour au final qu'on me réponde par la négative, alors que j'étais persuadé d'être pris. La douche froide, même glacée. Il n'y avait pas d'autres mots. Le moral a pris un énorme coup. Je me disais vraiment que depuis que j'avais démarré ma reconversion, ma carrière allait de mal en pis. J'ai connu une descente aux enfers. Puis, j'ai véritablement pris conscience que je n'y arriverai pas sans que je fasse quelque chose de complètement différent. En d'autres termes, si je ne changeais pas profondément, jamais je n'arriverai à réaliser mes objectifs de devenir un jour, entrepreneur et dirigeant. Quand j'y pense, si j'avais été pris chez Google ou Microsoft à cette époque, je n'aurais pas pu avoir le parcours que j'ai eu par la suite. Décidément, rien n'arrive véritablement par hasard dans la vie. Tout arrive pour une bonne raison.

C'est en changeant soi-même qu'on arrive à faire changer les choses

Quelques semaines plus tard, j'ai accepté sans conviction mais plutôt par nécessité, un poste de commercial dans une agence spécialisée en référencement naturel, qui venait tout juste de se faire racheter par un grand groupe media. Un mois après mon arrivée, c'était la crise des subprimes qui pointait le bout de son nez. Commercialement parlant, cela ne pouvait pas tomber à pire moment. Et pourtant, c'est dans cette situation extrême que je me suis révélé. Je ne voulais plus subir, je voulais être maître de ma destinée. Tout restait à écrire. Alors, j'ai pris la résolution de m'investir en commençant par apprendre à aimer ce métier, en identifiant en premier lieu, les causes de mes échecs. C'est-à-dire, mes croyances limitantes, mes freins, mes mauvaises stratégies mentales et mes blocages. Une de mes premières actions, a été de prendre suffisamment de recul pour y voir plus clair. Puis, progressivement, j'ai appris à lâcher prise sur tout ce qui m'empêchait d'avancer. Par ailleurs, j'avais bien compris dans cette nouvelle posture de Coach, que j'enrichissais d'année en année, que la seule chose que je pouvais vraiment changer, c'était moi-même. Tout ce que je faisais, reflétait inexorablement les changements que j'opérais intérieurement, même les plus infimes. Les résultats étaient incontestablement là. J'étais parvenu à atteindre mes objectifs la première année, alors qu'on avait vécu la plus grosse crise financière des dernières décennies. La deuxième année, j'étais devenu le commercial qui avait réalisé le plus gros chiffre d'affaires. Rapidement, on m'a proposé de prendre le poste de Directeur Commercial Adjoint​ avec un portefeuille en gestion de plus de 8 millions d'euros. Enfin, je prenais goût à ce métier que j'avais détesté durant toutes ces dernières années. Ce même métier qui m'avait mis dans les pires états, mais incontestablement, ce même métier qui m'a aidé à me surpasser et à prendre suffisamment confiance en moi pour me dire que c'était le bon moment de me lancer dans la réalisation de mon rêve de devenir l'entrepreneur et le dirigeant que je suis aujourd'hui. Il ne me manquait plus qu'un pas à faire. Et après beaucoup d'hésitation, j'ai démissionné et je me suis lancé avec deux associés dans cette nouvelle aventure où les débuts ont été comme à chaque fois, très difficiles.

On dit souvent que le premier essai est un échec nécessaire pour mieux réussir les prochains

Sur le papier, l'aventure devait se dérouler sans encombre et rouler comme sur des roulettes. Malheureusement, dans la réalité, rien ne s'est passé comme je me l'imaginais. D'abord, il a été bien plus difficile que prévu, d'aller chercher du chiffre quand on arrive en tant que nouvel acteur sur le marché. Puis, il a été bien plus difficile que prévu, de supporter la pression de faire rentrer rapidement de la trésorerie pour payer nos charges professionnelles et personnelles. La situation était très stressante et les émotions compliquées à gérer. Sans parler de tous les à côté, à faire en sus, qu'on avait pas à faire avant, lorsqu'on était salarié: les statuts, les locaux, la comptabilité, les abonnements aux outils, les fiches de paies, les déclarations fiscales, le site web, la communication, le marketing, le mobilier, le matériel informatique...etc. En tant que dirigeant, il était indispensable que je m'organise très efficacement pour avoir l'esprit libre et l'énergie nécessaire pour développer la société. D'un point de vue business, mes acquis commerciaux ont bien vécu la baptême du feu (le nerf de la guerre). Le démarrage avait commencé sur les chapeaux de roue, puisque nous avions réalisé le chiffre de l'année en à peine six mois. Une performance dont nous étions très fier. Et nous étions persuadés à ce moment là que l'avenir de la société était désormais tracée. Seulement, quelques temps après, tout a basculé, pour devenir l’un de mes pires cauchemars. Je pensais vraiment en avoir fini avec les états négatifs, les grands coups de mou, le stress chronique et les peurs sous-jacentes d'échouer ou de ne pas réussir. Mais je trompais cruellement. Effectivement, j’ai même découvert quelque chose de nouveau: la dépression professionnelle. Elle n'était pas liée à la situation économique de la société, ni à la relation avec mes associés, ni aux perspectives futures car les trois se portaient bien. Elle était liée au fait que j'ai réalisé que le rêve d'entrepreneur et dirigeant que j'avais idéalisé, n'était au final pas ce dont j'avais véritablement envie. J'étais arrivé quelque part au bout d'un chemin, qui n'était finalement pas le bon. Pour la première fois dans ma carrière professionnelle, j'ai senti un grand vide qui s'est manifesté par l'absence de désir, provoqué par l'absence de sens. Une situation paradoxale par rapport à une situation saine financièrement. En effet, nous avions assez de trésorerie pour tenir encore un an. Mais quand on a plus de sens dans ce qu'on fait, on ne fait plus rien. Et c'est ce que j'ai fait, je me suis enfermé dans une forme de solitude sévère dans laquelle, j'ai compris ce que les gens pouvaient ressentir lors d'une dépression professionnelle. Six mois plus tard, j'ai décidé de tout arrêter. On a liquidé la boîte et chacun est parti de son côté avec quelque chose d'inestimable: une expérience incroyable. A titre personnel, elle m'a permis de mettre le pied à l'étrier pour gravir les marches vers d'autres sommets.

Le meilleur moyen de tirer profit d'une épreuve, c'est d'y retourner pour la surmonter

A peine un mois après l'arrêt complet de mon entreprise, je ne savais plus du tout, ce que je voulais faire dans ma vie. J'étais pour ainsi dire, complètement perdu. Je sentais juste au fond de moi, que j'avais uniquement besoin de prendre du recul sur tout ce qui s'était passé. Et par-dessus tout, j'avais un besoin vital de me reconstruire intérieurement. Cependant, l'histoire fut tout autre. A peu près à la même période, d'anciens collègues avaient décidé de se lancer également dans l'aventure entrepreneuriale, en me proposant d'embarquer sur le même navire qu'eux (à l'époque, c'était plutôt une barque), dont l'ambition déclarée, était tout de même, de devenir le leader du Search Marketing en Europe. Ne sachant pas quoi faire de ma vie professionnelle, j'ai fini par accepter leur proposition, en les rejoignant avec néanmoins, aucune motivation particulière pour ce projet. Et pourtant, c'est ainsi qu'a débuté ma plus grande aventure entrepreneuriale. De plus, je n'avais absolument pas réalisé à cette époque, à quel point mon premier échec allait contribuer au succès de cette nouvelle aventure. Effectivement, l'expérience acquise dans la création de ma première agence, a été extrêmement profitable pour propulser le business, en dépassant rapidement l'objectif qu'on s'était fixé. Nous avions réussi à générer en à peine un an, 1.5 million d'euros de chiffre d'affaires, pour un effectif de 4 personnes seulement. Malgré cette fulgurante réussite, au milieu du parcours, j'ai ressenti le besoin pressant de prendre du recul et de consacrer du temps à me renforcer intérieurement pour que je ne puisse plus jamais revivre les moments difficiles que j'avais vécu. Alors la décision fut prise. J'allais me consacrer à temps plein à mon travail de développement personnel.

Le destin n'est pas une question de chance, mais de choix

Pour se faire, je suis parti vivre au Canada avec ma femme. Une nouvelle page se tournait enfin et je sentais que tout ce que j'allais entreprendre, allait m'amener très loin. De plus, le fait d'avoir choisi une destination suffisamment éloignée, a favorisé la coupure avec ma vie d'avant. Grâce à cela, j'ai pu me consacrer pleinement à mon développement personnel. Tout le chemin parcouru a été intense, long et laborieux. Mais quelle chance incroyable j'ai pu m'offrir pour expérimenter et vivre tout ce que j'ai vécu. Cet aparté a sonné comme une renaissance, comme une révélation à mes véritables capacités. Fort de cette formidable aventure, il ne me restait plus qu'à reprendre l'avion et à revenir en France pour mettre en pratique tout ce que j'avais appris.

La résilience est la seule qualité qui permet de traverser les épreuves les plus longues et les plus difficiles

De retour à Paris, j'ai trouvé un travail assez rapidement et j’ai choisi la sécurité car ma femme et moi-même voulions un enfant. Indéniablement, le travail m'a permis de gagner grandement en efficacité. Je mettais seulement trois heures de temps pour faire mon travail de la journée. Au bout de plusieurs mois, j'ai découvert quelque chose de nouveau: le bore out. Visiblement, les circonstances de la vie voulaient que je vive tous les extrêmes. Mais comme rien, selon moi n'arrive vraiment par hasard, j’ai été appelé par le président du groupe MY MEDIA (aujourd'hui, appelé groupe HEROIKS) pour prendre la direction générale d'une société nouvellement créée dans un contexte plutôt compliqué. En effet, mon prédécesseur était parti un mois avant ma prise de fonction. L’équipe de 30 personnes était en roue libre depuis son départ et pour couronner le tout, l’entreprise avait déjà perdu près d'un million d’euros en un an et elle continuait à perdre chaque jour, plus d'argent. Jusqu’à présent, je n’avais jamais eu à restructurer une société. Mais pour rendre la tâche encore plus compliquée, le premier constat critique fut de découvrir que la solution était à mes yeux mal conçue. J’ai vite compris que si je n’agissais pas rapidement, nous allions devoir fermer l’activité. Alors j’ai commencé à rencontrer toutes les personnes de l’équipe afin d’évaluer les personnes clefs. Au final, j’ai décidé de réduire les charges à son maximum, en ne gardant que très peu de personnes, dans l'unique but de permettre à la société de survivre. En parallèle, il m’a fallu recruter un Chief Scientist Officer pour s’attaquer au cœur de la solution, c’est-à-dire la modélisation de l’impact TV. Puis, il a fallu concevoir une nouvelle version de la solution avec 5 fois moins de moyens que mon prédécesseur et en 3 fois moins de temps. Sans oublier qu’à côté, je devais restructurer la société de fond en comble et la développer. Après six mois d’un travail intensif et sans relâche, la solution était finalement opérationnelle et répondait bien aux attentes du marché. J'avais prouvé que tout ce que j'avais fait en développement personnel, m'avait permis de me dépasser une nouvelle fois. Par contre, une chose que je n'avais pas prévu, c'était de vivre du jour au lendemain, un burn out. Quelle ironie du sort. Alors que j'avais ce sentiment d'avoir accompli ce challenge, je me suis retrouvé vidé physiquement et psychiquement. J'avais dépassé mes limites physiologiques, sans m'en rendre compte . J'avais tellement travaillé. Je faisais des journées de 10 à 15 heures. Je travaillais la plupart des WE. Je ne prenais que très peu de vacances. Je faisais très peu de pauses. Et j'avais aussi à gérer l'arrivée de mon premier enfant. A la fin de cette aventure, j'avais perdu près de 10 kilos. Néanmoins, contrairement aux anciennes expériences, je me sentais d'attaque pour repartir sur un nouveau challenge. Encore une fois, j'avait énormément appris et je savais pertinemment que tout cela allait me servir pour la suite.

Une fois lancé, ne jamais s'arrêter, aller le plus loin possible

Quand j'ai décidé de trouver un nouveau challenge, mes anciens associés de chez Search Foresight sont revenus vers moi en me proposant de les aider à passer un nouveau cap, celle de start up à un groupe leader en France et à l'International. L'occasion parfaite pour progresser et expérimenter de nouvelles approches. Le premier chantier était de re-structurer le repeat business. Au bout de 6 mois, j'avais augmenté par trois le chiffre d'affaires. Puis j'ai repris le pole conseil pour le re-structurer et obtenir une organisation scalable, tout en augmentant la qualité et la productivité (oui c'est possible: je l'ai appris dans l'industrie automobile). A peu près à la même période, on a racheté une société concurrente dans le but d'accélérer notre développement. Cette dernière faisait partie des leaders en France: Synodiance. Et comme chaque intégration, il y a eu des phases difficiles à gérer. Lorsque les managers de Synodiance sont partis et que la situation a frôlé l'accident industriel, on m'a proposé de reprendre la direction de l'agence Nantaise, tout en conservant mes fonctions à Paris. Un challenge qui allait me permettre de développer à une tout autre échelle, mon leadership.

Travailler son leadership, c'est un travail de tous les jours, sur soi et pour les autres

Etant donné l'urgence, j'ai dû partir urgemment à Nantes pour évaluer la situation. Près de la moitié des personnes envisageait de quitter l'entreprise. Dans mon train de retour à Paris, je m'étais dis que je n'aurais pas dû accepter un challenge pareil. Néanmoins la décision avait déjà été prise. Je me voyais mal revenir leur dire que je souhaitais me désengager de cette mission. Le temps n'était plus à la réflexion mais à l'action. Je ne pouvais plus revenir en arrière, la seule option viable était d'avancer. Dès que je suis revenu au bureau parisien, j'ai commencé à travailler assidûment sur un plan de reprise sur moins de six mois. J'avais estimé qu'au-delà de cette période, il serait trop tard pour récupérer la situation et relancer l'activité. Au total, j'ai passé plus de la moitié de mon temps à Nantes tout en pilotant les équipes à Paris. Les premiers mois ont été très consommateur de temps et d'énergie. En effet, la première étape du plan consistait à écouter et à rassurer activement les équipes. La deuxième étape, cruciale à mon sens, consistait à leur montrer par des engagements concrets, la bonne volonté du groupe à poursuivre le développement de l'activité. Et la troisième étape, la plus délicate était de restructurer les équipes en harmonisant l'organisation avec celle de Paris qui avait déjà fait ses preuves. Par ailleurs, vu la situation d'urgence, je ne souhaitais pas prendre le risque de placer des managers de l'extérieur (le risque d'échec étant important) et point critique, le temps me manquait cruellement. Une fois les équipes rassurées, il me fallait aller plus loin pour assurer l'autonomie de l'agence et finaliser l'intégration de cette dernière au sein du groupe Search Foresight. Lors de la première phase du plan, j'avais identifié des talents potentiels. J'avais pris l'initiative de créer un groupe de travail de gens extrêmement motivés et compétents. En, plus de cela, j'avais décidé de faire monter plusieurs personnes clefs aux postes stratégiques. Cela m'a permis de fidéliser les meilleurs éléments mais aussi d'obtenir les meilleurs alliés pour finaliser le plan d'intégration. Aujourd'hui, on ne parle plus de Synodiance mais de Search Foresight à Nantes. C'était un détail mais un point important dans le processus de changement culturel. On a aussi changé de locaux pour tourner définitivement la page du rachat et pour permettre à tout le monde d'embarquer dans le même navire. Ce fut une expérience extrêmement enrichissante. Elle m'a vraiment permis de développer mon leadership et ma capacité à exécuter un plan de transformation organisationnelle dans une situation très complexe.

Faire quelque chose d'extraordinaire, c'est faire ce que l'on ne sait pas encore faire

Il ne me restait plus qu'à reprendre la direction générale. Ce fut chose faîte, très peu de temps après avoir restructuré l'agence de Nantes. Nous étions donc d'attaque pour continuer notre conquête du marché Français et en parallèle se lancer à l'international. Pour se faire, le groupe a recruté un profil high level afin d'aller chercher la ou les perles rares pour renforcer notre nouveau positionnement. Nous avons finalement fait l'acquisition du leader allemand PEAK ACE. Aujourd'hui le groupe Search Foresight et Peak Ace représentent plus de 200 salariés et génèrent près de 20 millions de CA. L'excellence et la rigueur ont toujours été les mots d'ordre qui​ ont permis ces réussites. Avec les responsabilités que j'avais et la pression au quotidien, j'ai pu démontrer encore une fois, lorsqu'on se libère de ses blocages et lorsqu'on transforme ses croyances limitantes en croyances aidantes, tout devient possible. Tout de suite après ma prise de poste, j'ai eu l'occasion de lancer une cellule de téléprospection montée "from scratch" en à peine un mois, qui générait plus d'une centaine de rendez-vous mensuel. J'ai également lancé et mené la création d'un pôle R&D, en suivant simultanément un master en temps partiel en innovation à l'école Polytechnique (l'X). Dans le même temps, j'ai continué à faire du Coaching individuel et professionnel au sein de mon entreprise et à l'extérieur. Au fil des années, ma posture de Dirigeant s'est déplacée progressivement vers la posture de Leader Coach. Celle qui m'a permis de passer un nouveau cap dans mes compétences. Celles de rendre les organisations, les équipes et les personnes plus autonomes, plus performantes et plus en phase avec leurs valeurs et le sens qu'elles veulent donner à leurs actions quotidiennes. Mes qualités interpersonnelles, pour accompagner, motiver, former et faire grandir les personnes au sein des organisations, ont pris une place de plus en plus importante dans mon envie d'accompagner, au point que j'ai décidé de renoncer à mon statut, à mon confort matériel et à ma société pour me consacrer pleinement à cette passion qui m'anime. Mon véritable métier de vie.

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ROGER SIM - Coach et Formateur

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